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    L'église d'Aubrac

    L'église d'Aubrac ou église Notre Dame des Pauvres date du XII° siècle, elle faisait partie de la Domerie d'Aubrac. Un lieu incontournable sur le Chemin de Saint Jacques de Compostelle.

    L'église d'Aubrac


    L’église Notre Dame des pauvres est un édifice au dépouillement extrême. Il a été fait appel ici aux principes d’architecture austère et fonctionnelle en honneur chez les moines cisterciens.
    L'église adopte un plan simple, en forme de quadrilatère de 24 mètres de long sur 12 mètres de large, sans transept. Sa nef unique, dotée de contreforts-arcades surmontés d’une voûte en berceau brisé, apparente l’édifice aux recherches architecturales qui s’individualisent à partir des années 1130 dans le midi de la France, annonçant la fin de l’art roman au sein de l’aire méridionale. Son chevet plat, unique exemple dans l’architecture médiévale de l’Aubrac, évoque des chevets liés à certains ordres religieux de l’époque, notamment celui des chanoines réguliers. En dehors du mur nord, aveugle pour des raisons climatiques, de modestes fenêtres ont été agencées au sein des trois autres façades, en vue d’assurer un éclairage continu. Leur originalité repose sur la présence de deux triplets de lancettes à tracé en plein cintre, surmontés d’un oculus, disposés face à face dans les murs pignons de l’édifice. Les murs intérieurs présentent des surfaces continues et sobres, discrètement rythmées par de courtes colonettes surmontées de chapiteaux à feuilles lisses, soutenant les doubleaux à simple rouleau soulignant la voûte.

    La cloche dite « des perdus » (ou « des égarés »), abritée dans le clocher de l’église, servait notamment à guider les personnes traversant le plateau par mauvais temps. Sonnant parfois jour et nuit, le sonneur était installé dans le clocher de l’église. Cette cloche connue bien des supplices : elle fut brisée, fondue à plusieurs reprises, a été l’objet d’un vol par les  habitants de St Chély d’Aubrac, pour finalement retourner à Aubrac.