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    Accueil > Je découvre Aubrac-Laguiole > Découvrir son histoire > Les foires

    Les foires

    Les foires rythmaient la vie des paysans, elles se déroulaient à date fixe et dans chaque village. Lors de ces foires traditionnelles tout un rituel s'opérait des transactions aux règlements de compte...

    Les foires


    Beaucoup de foires ont été créées au Moyen Age par de puissants seigneurs. Ces foires sont en général placées sous l’égide d’un saint (c’est le cas à Laguiole pour la Foire St Matthieu). Ces noms désignaient à l’origine les assemblées à caractère de réjouissance collectives et aux transactions auxquelles elles donnèrent lieu. C’était la « feriae » ; mais l’importance de la première s’est effacée et le mot est resté lié aux transactions. A la fin du XVIII°, les corps municipaux demandèrent des créations de foires aux pouvoirs publics ; ils firent ainsi bénéficier leur localité de l’accroissement du commerce que favorisait l’amélioration des voies de communication. Il s’établit même parfois une rivalité fâcheuse entre bourgs voisins. C’était à qui aurait le plus de foires, c’était à qui attirerait à lui tout seul le trafic local.

    Concernant le déroulement de la transaction des bêtes en elle-même, le rituel est toujours le même : on tâte les bêtes près de la queue pour s’assurer si elles sont charnues, on prend la peau de leurs dos à pleine main pour voir si elle se détache bien, on leur ouvre la bouche en leur pinçant les naseaux pour connaître leur âge… . Après débat avec l’acheteur, le marchand tourne autour de l’animal, s’en va, revient et réapparait encore ; nouvelle discussion. On « coupe la poire en deux », chacun fait des concessions. Le marché est conclu par un tope-main vigoureux ; c’est « la pache ». L’acquéreur tire ses ciseaux de la poche et marque la bête achetée par de larges entailles faites dans le poil.

    Le drelhièr ou « justice de Laguiole »

    Lors de ces foires les paysans avaient avec eux un bâton. Celui-ci était coupé dans l’alisier blanc, arbre qui accompagne le hêtre dans les forêts de l’Aubrac, que nous appelons localement le « drelhiér ». On raconte aussi que ce bâton ne servait pas uniquement à pousser les animaux mais aussi pour se défendre ou faire justice en fin de foire si le marché n’avait pu se faire, d’où le nom de « justice de Laguiole » donné à celui-ci également.

    Aujourd’hui les foires et marchés sont moins nombreux dans nos villages, les concours de race Aubrac se maintiennent et se déroulent à l’automne. Le Festival des Bœufs Gras de Pâques, 3 semaines avant Pâques est aujourd’hui le marché le plus important avec 200 animaux exposés et vendus.